Histoire de l'agriculture à Montréal

Couvent des Sœurs Grises de Montreal en 1867. Crédit : Archives Musée McCord/William Notman (1826-1891) Saviez-vous que Montréal comptait à l’époque de la Nouvelle-France les terres les plus fertiles de la province de Québec? Au début de la colonie et jusqu’à l’industrialisation, le bâti montréalais était secondaire par rapport aux jardins potagers qui étaient présents à l’intérieur des fortifications, comme en témoigne le plan de Montréal effectué par Chaussegros-de-Léry en 1731 (voir figure ci-bas).

Avec le début du 20ème siècle, la ville de Montréal se développe et les industries se multiplient. L’espace dédié aux potagers se fait de plus en plus rare. Une forte immigration vient aussi modifier le territoire. Or, certaines communautés culturelles (italiennes, portugaises) apporteront avec elles leurs savoirs et leurs pratiques horticoles, permettant au paysage de   conserver quelques lopins cultivés.

Pendant les difficiles années suivant la crise de 1929 et jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale, plusieurs initiatives en agriculture urbaine naîtront. Parmi elles, le développement du premier jardin communautaire en 1936 à Lasalle, la mise en place de ruches sur le domaine des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph ainsi que la multiplication des terres dédiées aux potagers afin d’assurer la survie des citadins. D’ailleurs, saviez vous qu’il était courant de voir des poulaillers à Montréal à l’époque?

 
Plan de la ville de Montréal dans la Nouvelle-France par Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry en 1731. Crédit : CHAUSSEGROS DE LÉRY, Gaspard-Joseph, Archives nationales (France), Centre des Archives d'Outre-Mer, Aix-en-Provence.