L'agriculture urbaine au Nord et au Sud

Où que l’on aille en Amérique du Sud ou en Afrique, la pratique de l’agriculture dans les villes est omniprésente. Si la Havane est la championne mondiale de la production alimentaire urbaine avec 80% des fruits et légumes produit en ville, on trouve cette activité à Bogota, Rio de Janeiro, Mexico, Santiago, Rosaro….

Mais des villes comme Tokyo, New York, Paris, Londres, Seattle, San Francisco, Montréal sont aussi marquées par l’agriculture urbaine. Même Toronto et Vancouver souligne leur caractère agricole.

Si le phénomène de l’agriculture urbaine  est plus marquée dans les grandes villes du Sud, de plus en plus de villes des pays industrialisés du Nord s’en revendiquent. Entre ces deux hémisphères existe tout de même une différence quant aux objectifs et aux applications de l’agriculture urbaine. Ici, les pratiques agricoles sont sorties de nos habitudes et sont le plus souvent associées aux loisirs et à l’autoproduction, tandis que dans les villes du Sud, elles sont ancrées dans les habitudes alimentaires et sont même pour certains une pratique liée à la subsistance.

Ainsi, chez nous, l’agriculture urbaine est une façon de changer le monde en produisant des aliments sains et sans intrants chimiques, de réutiliser nos déchets de tables en compostant pour contribuer à la protection de l’environnement et une façon de réduire les dépenses alimentaires. Même s’il nous vient souvent à l’idée que l’agriculture urbaine est plutôt pratiquée dans les pays du Sud, puisque l’insécurité alimentaire y est plus grande, plus flagrante, il faut savoir que cette insécurité alimentaire est également présente dans certains quartiers de Montréal, d’où l’augmentation des pratiques agricoles urbaines. Nous savons maintenant que l’agriculture en milieu urbain est une pratique qui contribue à la sécurité alimentaire des familles et des communautés, et à l’amélioration des conditions de vie des populations peu importe notre lieu d’appartenance…