À pied ou à vélo, partez à la découverte des jardins montréalais et de ceux et celles qui les font vivre ! Choisissez un des itinéraires suggérés et déambulez le long d’un parcours parsemé de jardins, de ruches et d’arbres fruitiers.

Jardins du Santropol Roulant à l’Université McGill


Jardin en activité depuis : 2007
Superficie allouée à la culture : 600 m2 de jardin en pleine terre 250 jardinières à réservoir d'eau

Le Santropol Roulant est un organisme communautaire dédié au développement de systèmes d’alimentation juste et durable en milieu urbain. L’organisme cultive une quarantaine de variétés de légumes frais (près de 1 tonne et demie en 2011 !) sur son toit, dans sa ferme périurbaine et sur l’espace que lui alloue l’Université McGill. 

Les récoltes sont distribuées dans la communauté par le biais d’un service de popote roulante, de deux marchés de quartier et d’un programme de paniers frais inspiré du modèle d’agriculture soutenue par la communauté (ASC). Les Jardins du Santropol sont gérés par des employés mais vivent grâce à l'implication de nombreux bénévoles. 

Plusieurs ateliers de formation et événements sociaux ont également lieu dans les Jardins du Santropol tout au cours de la saison de culture.

Jardins du CRAPAUD à l’UQAM


Jardin en activité depuis : 2009
Superficie allouée à la culture : 235 m2 en pleine terre et plusieurs cultures hors sol.

Le collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) est un comité étudiant qui a émergé en 2009 sur le campus de l’UQAM par une opération de « guérilla jardinière ».

Depuis, le CRAPAUD se donne comme mission de développer et promouvoir une agriculture urbaine plurielle, créative, viable et accessible par son action sur le campus et dans la ville. 

Le jardin du campus des Sciences de l’UQAM vise l’apprentissage et l’expérimentation des différentes techniques d’agriculture urbaine à ses participant(e)s. On y trouve plusieurs parcelles en pleine terre, différents types de culture hors sol, un jardin de plantes médicinales et même des structures de culture verticale. 


Jardins communautaire Jeanne-Mance

Jardin en activité depuis: 1983
Superficie allouée à la culture : 720 m2

Un jardin communautaire est une parcelle de culture divisée en petits jardinets. Chacun des jardinets est cultivé de manière autonome par un individu ou une famille. Certains services (poins d’eau, outils, etc) y sont souvent mis en commun. 

Alexis Giard  Photo: Lucie BatailleLe Jardin communautaire Jeanne-Mance compte une quarantaine de jardinets d’environ 18 m2 . Vous remarquerez au centre des bacs de culture surélevés conçus pour les jardiniers âgés ou se déplaçant en chaise roulante. 

Dans les jardins communautaires, on produit en moyenne 5­6 kg de légumes par mètres carrés. st dire que le jardin devant vous produit environ 3 tonnes et demie de légumes par année. Sachant que le canadien moyen consomme 100kg de légumes par année, un tel jardin peut donc assurer les besoins annuels en légumes d’environ 70 personnes. 

Le Jardin communautaire Jeanne-Mance est un des 95 jardins communautaires mis en place par la Ville de Montréal pour un total de 8500 jardins et plus de 10 000 jardiniers.

Zone apicole du CRAPAUD à l’UQAM


Année d’implantation : 2011
Nombre de ruches : 6

Ce projet est également porté par le CRAPAUD. Le rucher vise à contribuer au mouvement mondial de protection des abeilles par la sensibilisation et le développement de la biodiversité sur le campus et ses environs. À moyen terme, le CRAPAUD souhaite que ce rucher puisse susciter des recherches universitaires sur l'apiculture urbaine et les abeilles. 

De nombreuses activités de sensibilisation et de communication se déroulent également dans la zone apicole. Le miel produit est offert pour lors de dégustations publiques ou vendu pour financer le projet. 

Sur place vous trouverez des panneaux d’information sur l’apiculture, le fonctionnement d’un rucher et l’introduction de l’abeille à Montréal et dans d’autres villes du monde. Vous pourrez également observer l’activité du rucher derrière une fenestration !

Note : Les heures d’ouverture du bâtiment sont : Lundi au vendredi : 7h30 à 23h30 Samedi, dimanche et jours fériés : 8­ à 18h00

Station de Métro Charlevoix


Le quartier Pointe-Saint-Charles représente un lieu propice à la réflexion autour de l’utilisation de l’espace urbain. Plusieurs sites entourant le métro Charlevoix en sont d’excellents exemples. 

Une simple sortie de Métro ? D’abord, le cubicule bétonné de la sortie du métro en fait un espace au potentiel sous-utilisé. Son accessibilité et sa taille en ferait une potentielle zone de verdissement comestible fort intéressante. 

 

Et l'immeuble à condos? 

Derrière le métro se trouve un bâtiment à condos. Ainsi que plusieurs nouvelles constructions le suggèrent dorénavant, un jardin pourrait être aménagé sur le toit de l’immeuble. Ainsi, les locataires désireux de le faire pourraient verdir un espace autrement bétonné, participer à leur propre production alimentaire, et ce, tout en contribuant à la solidification du tissu social entre résidents. 

Du gazon. Oui, mais… 

Quelques mètres au sud de la station de métro sur la rue Charlevoix (au lieu de l’arrêt d’autobus) se trouve un espace gazonné. Si en soi, le gazon est une forme de verdissement, il offre peu d’apports alimentaires et propose une biodiversité limitée.  Un lieu comme celui-ci pourrait aisément être offert à une initiative comme Les Incroyables Comestibles , dont la spécialité est de valoriser une production agricole sur espace restreint. En fait, Les Incroyables Comestibles c’est de l’agriculture urbaine en formule « nourriture à partager » où tout est produit sur des lieux publics, offrande à celui ou celle qui voudra bien la récolter. 


Espace ferroviaire


Les espaces ferroviaires occupent un territoire considérable à Pointe St-Charles. Les chemins de fer, conçus pour être des voix de transport rapides et surtout, ininterrompues, cumulent un espace longiligne significatif. 

D’ailleurs, comme vous le voyez devant vous, l’espace clôturé que se réserve la voie ferroviaire compte un terrain végétal vacant d’au moins 5 mètres (parfois plus, parfois moins) qui longe les railles. Dans un contexte de densification urbaine, un espace comme celui-ci vient titiller l’imagination des agriculteurs urbains qui y voient un sol sous-utilisé. 
 
Chaque m2 compte 

Il va sans dire qu’un terrain vacant comme celui-ci permet l’épanouissement d’une certaine biodiversité urbaine rare puisqu’intouchée par l’Homme. À ces endroits, un nettoyage et une insertion contrôlée de différentes espèces végétales auraient un effet mélioratif sur la biodiversité montréalaise. 

Toutefois, la majorité des terrains longeant les chemins fers sont décadents et mal utilisés. Il n’est alors plus difficile d’imaginer le potentiel que ces lieux représentent si des formes de partenariats pouvaient être créés en les compagnies ferroviaires et nombre les organismes communautaires environnants.

Jardin communautaire La Pointe-verte

Photo: Justine Chouinard
Un jardin communautaire est un terrain divisé en jardinet, cultivé de manière autonome par un individu ou une famille. Le jardin est géré par un groupe de bénévoles élus parmi les jardiniers. Sur place ont trouve outils, points d’eau et lieux de détentes au profit des jardiniers-membres. 

Seul et convoité Créé au début des années 1980, La Pointe-Verte est le seul jardin communautaire (hyperlien) de Pointe-Saint-Charles. Une cinquantaine de parcelles parsèment ce jardin aménagé sur l’emplacement d’anciens bâtiments résidentiels et commerciaux ayant brûlés. 
 
Les défis de la ville Vous remarquerez que le jardin est élevé d’environ 90 centimètres par rapport à la hauteur de la rue. C’est qu’en 2008, après des analyses de sol, la Direction de la santé publique a découvert la présence d’une faible dose de contaminants 30 centimètres sous la surface du sol. 

Bien que d’autres analyses menées par l’université McGill semblent démontrer qu’aucun de ses contaminants ne se retrouvait dans les fruits et légumes, le jardin fut remonté pour éviter tout risque. 

La diversité comme richesse 

Parmi ses près de 14 000 habitants, le quartier Pointe-Saint-Charles possède une des plus grandes diversités ethniques de l’Île. Par étonnant alors que cette richesse se reflète au jardin de La Pointe-Verte

La diversité culturelle avec laquelle sont cultivées les parcelles propose un réel bouillon de culture. Cette diversité de production maraîchère génère année après année une richesse inespérée pour la biodiversité, mais surtout pour les jardiniers passionnés pour qui chaque parcelle devient source d’inspiration, d’échange et de discussion.

Site d’un ancien jardin éducatif et collectif (1972-73)

Le terrain clôturé et délabré qu’est ce coin du quartier fut autrefois le jardin collectif Charon. 

En 1971, alors que le terrain ressemblait en tous points à ce que vous avez actuellement devant les yeux, un groupe de 35 jeunes âgés en 15 et 28 ans entame de le transformer en jardin potager. 

Voici un extrait du document de l’époque :

« Nos travaux de jardinage visaient à : 
1.Tirer profit de terrains vacants; 
2.Offrir quelque chose d’intéressant à la vue des passants; 
3.Apprendre nous-mêmes et peut-être à d’autres comment cultiver des légumes; 
4.Obtenir des légumes frais pour les gens du quartier; 5.Peut-être inciter les gens à s’alimenter de légumes cultivés dans leur propre cour. » 

Aujourd’hui le jardin n’existe plus, faute de moyens. Cependant, il est fascinant de remarquer qu’il y a plus de 40 ans, les objectifs de ces jeunes furent pratiquement les mêmes qui animent les jardiniers montréalais d’aujourd’hui.

Jardin collectif du Club populaire des consommateurs

(Photo à venir)

La dent verte, située derrière l’école Jeanne-Leber, est l’un des trois jardins collectifs du Club populaire des consommateurs de Pointe-Saint-Charles. Au total, ce sont plus de 35 jardiniers et leur famille qui entretiennent et cultivent ces trois jardins qui parsèment le territoire. 

Sécurité alimentaire Depuis sa fondation en 1970, le Club populaire des consommateurs œuvre à la promotion de la sécurité alimentaire par la voix de l’éducation populaire. Quoi de plus logique alors d’implanter un jardin à l’arrière d’une institution scolaire afin de reconnecter les élèves et citoyens à la source de leur alimentation? 

Éducation = pérennité En plus des activités et formations gratuites pour les jardiniers, le Club populaire offre également des ateliers de cuisine collective où sont distribués trucs et astuces afin d’apprendre à cuisiner les récoltes. Finalement, quelques fois par mois, un marché et une épicerie solidaire viennent complémenter le fruit des récoltes.

Jardin «Nouvelle-France » de la Maison St-Gabriel

Jardin existant depuis : 2001 

Superficie cultivée : 240 m2   

À l’origine 

Site historique depuis 1965, les jardins de la Maison Saint-Gabriel offrent un témoignage unique du patrimoine maraîcher de la Ville de Montréal. Durant près de 300 ans (1668 - 1955), la ferme adjacente, nommée La Providence, est cultivée par les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame afin de nourrir la communauté environnante. 

Musée naturel

En 2001, le Jardin de la Maison Saint-Gabriel est recréé à l’image des jardins de la Nouvelle-France, offrant ainsi un aperçu unique des fondements de l’agriculture urbaine à Montréal.  En déambulant dans le potager, vous remarquerez que si les jardins de l’époque conservent une allure résolument française, c’est dans le choix des cultures qu’ils témoignent leur originalité. 

On y retrouve toutes les espèces qui dominaient autrefois l’alimentation des Montréalais ; navets, rutabagas, choux, topinambours, salsifis, carottes, betteraves et plus encore. Les six lots de 40 mètres carrés du potager abritent également les fleurs et arbres fruitiers qui furent la signature maraîchère de la Ville de Montréal.

Activités 

Des visites guidées sont proposées pendant les mois de juillet et août avec concerts et dégustations (Hyperlien). Des conférences reliées à l’histoire des jardins ont lieu tous les dimanches d’été. 

Prix d’entrée à la maison Saint-Gabriel (avec accès aux jardins):  En semaine (lundi au samedi) : 10$/ personnes Aînés : 8$ Étudiants (avec carte) :  5$ 6 à12 ans : 3$ Enfant (6 ans et moins) : gratuit. 
À compter du 23 juin : les dimanches c’est 15$ (pour tous). 


Heure d’ouverture : Avant le 23 juin : 13h à 17h Après le 23 juin : 11h à 18h 

Ruelle située entre les rues Berri et St-Denis (tronçon Jarry à Villeray)

Comme plusieurs autres ruelles de Montréal, cette section de ruelle donne à voir de nombreux jardins domestiques. Remarquez les balcons débordant de verdure grâce à une culture en bac « intensive », les pergolas couvertes de vignes qui donneront un raisin bleu à l’automne et les plantes maraîchères qui émergent des jardins en pleine terre. Deux jardins particulièrement remarquables se démarquent dans cette ruelle :

(1) Sur votre gauche juste au sud de la rue Gounod, prenez un moment pour admirer l’opulent potager en bacs de Lorraine. Démontrant de façon exemplaire que l’asphalte et l’espace restreint n’ont pas à être des obstacles à la production agricole, ce potager en bacs utilise savamment l’espace au sol et l’espace vertical pour cultiver une grande quantité de légumes… à même le béton !

La qualité visuelle de cet arrangement horticole illustre de quelle façon l’agriculture urbaine peut contribuer à l’embellissement et à la qualité de vie de nos quartiers. Par sa densité et sa couverture du sol ce jardin montre aussi le potentiel de l’agriculture urbaine à capter les eaux de pluie, offrir un refuge aux insectes pollinisateurs et réduire l’effet d’ilot de chaleur.

(2) Toujours sur votre gauche mais plus au sud vous ne pourrez manquer le jardin de la famille Medeiros. Cette famille d’origine portugaise jardine cet espace depuis 30 ans. Car, avant le développement des premiers jardins communautaires montréalais (dans les années 1970), et bien avant que l’expression « agriculture urbaine » ne se soit fait une place dans notre vocabulaire, les communautés portugaises et italiennes des quartiers Villeray et Petite-Patrie jardinaient déjà abondamment dans leurs cours arrières. Ici, ce sont 3 générations qui se partagent l’entretien de plus d’une trentaine de variétés de légumes, dont les choux verts nécessaires à la soupe Caldo verde, un incontournable de la cuisine portugaise.

Jardin collectif du HLM Pontbriand (rue St-Gérard, au sud de Villeray)

Le jardin devant lequel vous vous trouvez est d’une surface d’environ 140 m2 et recèle, bon an mal an, une vingtaine de variétés de légumes. Il s’agit d’un « jardin collectif » c’est-à-dire une parcelle jardinée collectivement par un groupe de jardinier-ère-s qui partagent les tâches, les décisions et… les récoltes !

En plus de la parcelle de culture, remarquez que le jardin collectif du HLM Pontbriand compte des installations de compostage et de récupération d’eau de pluie, deux pommiers ainsi que des bacs de culture surélevés à l’intention des personnes aux prises avec des limitations physiques.

Ce jardin fait partie du Réseau des jardins collectifs de Villeray, développé par la Maison de Quartier Villeray. Les jardins collectifs poursuivent généralement un objectif double : (1) augmenter la sécurité alimentaire des ménages à faible revenu grâce à l’autoproduction et (2) servir de lieu de socialisation pour les résident-e-s d’un quartier, notamment ceux et celles en situation d’isolement.

Les arbres fruitiers de la Maison de quartier Villeray

Celui ou celle qui passera rapidement ne le remarquera probablement pas mais le terrain environnant la Maison de Quartier Villeray est en fait un paysage comestible ! En effet, si vous prenez le temps de suivre la plate-bande qui longe le stationnement vous y trouverez un argousier, un poirier, un pommier et un cerisier !

Le terrain gazonné à l’avant de l’édifice est également parsemé de pommiers et poiriers. La variété à laquelle appartient chaque arbre est identifié par une plaque qui mentionne également le nom du donateur / de la donatrice qui a permis l’achat de l’arbre planté.

Ces interventions illustre de quelle façon il est possible d’augmenter la « comestibilité » du paysage urbain simplement et sans forcément sacrifier les bienfaits des arbres pour la ville (réduction des ilots de chaleur, qualité paysagère, ombrage, etc.). Il faut cependant dire que les arbres fruitiers ne donnent pas « gratuitement » leurs fruits mais qu’ils exigent un entretien rigoureux (lutte aux parasites, taille, fertilisation, etc.).

Jardin en bacs de l’école Marie-Favery (rue Boyer au nord de Villeray)

En marchant du côté est de la rue Boyer vous remarquerez dans la cour de l’école primaire sur votre droite une installation de bacs de culture. Il s’agit de bacs à réserve d’eau, c’est-à-dire de bacs qui permettent de stocker de l’eau dans un réservoir situé sous le terreau de culture.

Cette technologie simple permet aux plants de puiser l’eau dont ils ont besoin progressivement, en fonction des périodes de sécheresse et de pluie. Cette réduction du stress hydrique subi par les plantes a un effet notable sur le bien-être de et la productivité de celles-ci.

Le jardin de l’école Marie-Favery est, en quelque sortes, un hybride entre un jardin collectif et un jardin pédagogique en milieu scolaire. Ainsi, pendant les mois d’école, des groupes d’élèves de l’école travaillent une fois par semaine à la préparation et l’entretien du jardin. Une occasion pour ces élèves du primaire d’apprendre les rudiments jardinage. Pendant les mois de vacance scolaire, un jardinier et un bénévole du Réseau des jardins communautaires de Villeray prennent la relève et voient à l’entretien et à l’arrosage. Lorsque l’automne revient, les élèves se remettent au travail pour les récoltes et la fermeture du jardin.

Les légumes produits sont partagés entre les enfants et les adultes qui jardinent pendant les vacances scolaires. Ce partenariat entre les écoles et la communauté pour permettre l’entretien du jardin pendant la période des vacances est typique des projets en milieu scolaire.

Jardin Communautaire Villeray (le long de la rue Christophe Colomb entre les rues Villeray et Jarry)

Un jardin communautaire est une parcelle de culture divisée en petits jardinets d’une vingtaine de mètre carrés. Chacun des jardinets est cultivé de façon autonome par un individu ou un ménage. Certains services (points d’eau, outils, etc.) y sont souvent mis en commun. Le jardin communautaire Villeray est un des 95 jardins communautaires mis en place par la Ville de Montréal pour un total de 8500 jardinets et plus de 10 000 jardiniers.

Le Jardin communautaire Villeray compte environ 200 jardinets pour près de 4500 m2 de surfaces cultivées. Ceci en fait un des plus grands jardins communautaires à Montréal.

Dans les jardins communautaires, on produit en moyenne 5,5 kg de légumes par mètres carrés. C’est dire que le jardin devant vous produit environ 25 tonnes de légumes chaque année. Sachant que le Canadien moyen consomme 100kg de légumes par année, un tel jardin peut donc assurer les besoins annuels en légumes d’environ 250 personnes.    

Cours jardinées de la ruelle Boyer (entre Villeray et Jarry)

En marchant de long de la ruelle en direction de la rue Jarry, vous remarquerez de nombreux jardins dans les cours arrières face au Jardin communautaire Villeray. Ces cours étaient-elles jardinées avant l’arrivée du jardin communautaire ou est-ce que ce dernier a inspiré ses voisin-e-s immédiat-e-s à mette la main à la terre ? La réponse se situe sans doute en quelque part entre les deux mais il est certain que le secteur est habité de longue date par des ménages italiens qui, comme nous l’avons vu, font partie des pionniers de l’agriculture urbaine à Montréal.

Quoi qu’il en soit, les résident-e-s de la ruelle Boyer profitent de conditions particulièrement avantageuses pour la culture dont ne bénéficie pas la plupart de leur concitoyen-ne-s montréalais-e-s: grande surface de cours, proximité d’un espace vert d’une surface importante (ce qui permet de bénéficier de la proximité d’un bassin d’insectes pollinisateurs), absence de constructions à proximité et bâtiments de faible altitude (ce qui maximise l’accès au soleil).

Il n’est donc pas étonnant de voir que, dans ce seul tronçon de ruelle, une douzaine de plates-bandes de culture ont été mises en place dans les 10 cours pour un total de surface cultivée avoisinant les 300 m2! Remarquons par ailleurs que la plupart des jardins sont situés dans la partie de la cour frontalière avec la ruelle. Ceci s’explique sans doute par le fait que cette section des terrains est la plus éloignée des habitations et qu’elle reçoit, par conséquent, plus d’ensoleillement. On peut également penser que les résident-e-s ont choisi de réserver la partie la plus proche de leur maison à la zone de détente pour un surcroit d’ombre et d’intimité. Dans tous les cas, ces jardins donnent à réfléchir sur l’intégration de l’agriculture dans l’architecture et le tissu urbains ainsi que sur les facteurs pouvant favoriser son émergence.

Station de Métro Mont-Royal

Point de départ

Dirigez vous vers le coin Rivard et Mont-Royal E.

(Photo par montroyaler - share alike)

DesJardins chez ToiT

Adresse : 435 avenue Mont-Royal Est (au coin de la rue Rivard)

Superficie : 167.22 m2


Le jardin n’est pas accessible au public, mais c’est tout de même surprenant de l’apercevoir! Le toit-jardin de la Caisse populaire Desjardins est composé de 135 bacs de culture "Biotop", et compte plus de 20 espèces de plantes et légumes.

Ce jardin s'inscrit dans une tendance en développement soit les « jardins en entreprise ». En effet, de plus en plus d’entreprises se lancent pour offrir un espace de socialisation et d’activités alternatives à leurs employés, mais aussi pour ancrer leur volet développement durable dans des activés concrètes et visibles.

Parmi ces entreprises, on compte le Cirque du Soleil, Aldo, et plusieurs restaurants tels que le Toqué! et Joe Beef.

La Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal offre en outre un programme de soutien financier aux projets d'agriculture urbaine à l'intention de ses membres

Rue verte Demers

Localisation: Perpendiculaire à la rue Villeneuve, entre les rues Henri-Julien et Hôtel de Ville.

Note: La ruelle est un peu cachée alors vous devrez bien regarder pour l’apercevoir. N’hésitez pas à vous promener dans la ruelle, c’est bel et bien un espace public malgré son caractère intime!


Déjà en 1968, le concept des ruelles vertes était dans l’air. Cette année-là, cinq étudiants en architecture ont tenté de réaménager la rue Demers avec la participation des résident-e-s. Cette intervention a fait l’objet d’un film documentaire intitulé « Les fleurs c’est pour Rosemont ».

Malgré la réussite mitigée du projet de départ, au cours des années suivantes les résident-e-s se sont appropriés la rue et l’ont transformée en espace vert. Si bien que la rue verte Demers est maintenant un exemple à suivre en termes de verdissement de ruelles et d’appropriation de l’espace public par les citoyens-ne-s.

On peut remarquer que le choix des plantes a été pensé en fonction de la transformation à long terme du lieu et de ses conditions d’ensoleillement. Vu le faible ensoleillement dû à la proximité des résidences, des plantes de mi-ombre ont surtout été choisies. À l’exception de quelques laitues et plantes potagères, on retrouve surtout des vivaces non comestibles et quelques arbres. Ces plantes nécessitent peu d’entretien et s’embellissent avec les années.

Les Incroyables Comestibles

Localisation: Pour s’y rendre : Au coin de la rue Drolet et de l’avenue Laurier E près du restaurant Chez Claudette.

Superficie : 1 m2


Le mouvement « Incroyables Comestibles », ou « Incredible Edible » en anglais, est une initiative citoyenne lancée en 2008 par deux mères de famille à Todmorden, une petite ville d’Angleterre.

L’idée derrière cette appellation est de cultiver de la « nourriture à partager » dans l’espace public (et parfois aussi les espaces privés facilement accessibles). Chacun-e est donc invité à planter, faire l’entretien et récolter les légumes.

Le mouvement a fait son apparition dans le Mile End suite à l’initiative de La Maison d’Aurore, un centre qui a pour but de développer une vie communautaire dans le quartier et d’aider les personnes à briser l’isolement.

Depuis l’été 2013, on retrouve des bacs un peu partout dans le quartier. Ils sont facilement identifiables par leur affiche « nourriture à partager ».

Jardin communautaire Mile End

Localisation: Avenue Henri-Julien entre les rues Boucher et Maguire.

Superficie : 2860 m2


On compte presqu’une centaine de jardins communautaires à Montréal. Le programme de jardins communautaires est géré par les arrondissements.

Les jardins communautaires mettent des parcelles à cultiver à la disposition des résident-e-s de chacun des quartiers. C’est l’ensemble de ces parcelles (ou « jardinets ») forment ce qu’on appelle le jardin communautaire. Leur taille est très variable, allant d’une dizaine à plusieurs centaines de jardinets.

Chaque jardin est sous la responsabilité d’un comité de jardiniers bénévoles. Plusieurs règlements doivent être respectés, visant notamment l’entretien et le choix des plantes.

Le jardin communautaire Mile End a été aménagé en 2000 pour répondre à l’intérêt grandissant des résident-e-s du quartier à cultiver près de chez soi. Il comprend 85 jardinets, 8 demi-jardinets, et 4 bacs pour personnes à mobilité réduite.

L’agriculture urbaine est devenue si populaire dans le quartier que la liste d’attente pour obtenir un lot est parfois de trois ou quatre ans!

Attention! Il est n’est pas permis d’entrer dans un jardin communautaire à moins de posséder une parcelle sur le site. Il est tout de même possible admirer la grande variété de fines herbes, fleurs, fruits et légumes à travers la clôture. Au centre du jardin, des bacs en bois surélevés sont visibles ; ce sont des bacs pour personnes à mobilité réduite.


Le Champ des Possibles

Localisation: Sur l’avenue Henri-Julien, côté est, juste avant la rue du Laos

Superficie (en culture) : 50 m2 dont 3 ruches


Le Champ des Possibles est un projet d’aménagement et de gestion citoyenne d’une ancienne friche urbaine "re-colonisée" par la végétation.

Autrefois une gare de triage ferroviaire, l’espace a été protégé à perpétuité comme espace vert par un changement de zonage intervenu en  2013. Cette consécration donnait suite à de nombreuses années d'appropriation par les résident-e-s des environs à travers des projets de land art, de mise en valeur de la richesse naturelle du site et... d'agriculture urbaine!

En 2013 on trouvait sur le site un petit jardin collectif en bacs aménagé par un groupe d’adeptes du « guerilla gardening » ainsi que trois ruches conduites par deux groupes d’apiculteur-trices. On y trouve également plusieurs arbres fruitiers, des plantes sauvages médicinales et/ou comestibles ainsi qu'une multitude d’insectes pollinisateurs, si important pour la fécondation des potagers urbains!

Cependant, l'objectif premier du Champ des Possibles est la valorisation de la biodiversité urbaine. L'incorporation de l'agriculture, qui par définition "simplifie la nature", pose donc un défi intéressant pour cet espace. D'autant plus que l'incorporation des "usages spontanés" du lieu par les ciotyen-ne-s (dont les usages agricoles font partie) est un des principes qui guide l'aménagement du site

Jardins domestiques

Localisation:  Ruelle située entre la rue Clark et la rue Saint-Urbain (juste au sud de St-Viateur)

En se promenant dans les ruelles montréalaises, on découvre une face cachée de la ville. On peut entrevoir la vie des habitant-e-s, leurs habitudes, leurs interactions, et surtout, leurs magnifiques projets d’agriculture urbaine.

La cour arrière ou les balcons de plusieurs résidences sont occupés par des jardins de toutes tailles et de tous types. Certains sont en pleine terre alors que d’autres sont en pots ou en bacs.

La créativité des jardiniers est remarquable : tuteurs pour tomates en matériaux récupérés, seaux en plastique transformés en bacs de culture, et clôtures de toutes sortes pour empêcher les écureuils et autres petits animaux de faire des ravages dans les jardins.

La variété de légumes est également étonnante, et propose un reflet des habitudes alimentaires et des appartenance culturelle des résident-e-s: tomates, aubergines, poivrons et basilic sont présentes en grandes quantité à Montréal. Un des jardins regorge quant à lui de chayotes, un légume originaire du Mexique et largement cultivé en Amérique du Sud.

Les arbres des « Fruits Défendus »

Localisation:  Poursuivez votre route dans la ruelle, en observant bien les jardins et arbres dans les cours arrière des résidences. Plusieurs surprises vous sont réservées!

La ville regorge d’arbres fruitiers. Il suffit d’observer d’un peu plus près les arbres du voisinage pour réaliser que pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers et même des figuiers sont beaucoup plus communs qu’on ne le croit.

En se promenant dans la ruelle, on peut apercevoir quelques poiriers et pommiers, et plusieurs framboisiers. Les nombreuses pergolas formées par les vignes de raisins sont des témoins de la présence historique portugaise et grecque dans le quartier.

Deux figuiers sont également visibles de la ruelle, reconnaissables à leur petite taille et à leur feuillage distinct. Puisque les figuiers ne résistent pas au dur hiver québécois, les propriétaires doivent déterrer une partie des racines, coucher l’arbre à l’horizontal et l’enterrer partiellement afin de le protéger pendant la froide saison.

Les propriétaires de ces arbres fruitiers n’ont toutefois pas toujours les connaissances ou le temps pour entretenir et récolter les fruits. Les Fruits Défendus est un groupe qui a pour but de valoriser cette production fruitière souvent sous-utilisée en mettant en réseau les propriétaires d’arbres fruitiers du secteur et des cueilleurs bénévoles.

Les cueilleurs assurent la récolte et le butin est partagé en trois : un tiers des fruits va au propriétaire de l’arbre, un tiers est partagé entre les bénévoles, et un tiers est offert à une banque alimentaire ou à un organisme de charité.



Marché Fermier du Parc Lahaie

Localisation: Devant le parvis de l’église Saint-Enfant-Jésus du Mile End (5039 rue Saint-Dominique)

Horaire : Les jeudis de 15h à 19h et les dimanches de 12h à 16h (juin à novembre)

Le Marché Fermier est une initiative lancée en 2009 dans le but de permettre aux résidents de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal de se rapprocher des producteurs québécois. On y retrouve une grande variété de produits locaux et presque tous biologiques : fruits et légumes, confitures et gelées, pains, viennoiseries, fromages, et bien plus encore.

L’agriculture urbaine, en permettant d’expérimenter les aléas de la production alimentaire (même à petite échelle), permet de mieux connaitre et comprendre la réalité des producteurs de milieux ruraux et périurbains. Les petits marchés fermiers sont donc d’excellents lieux pour créer des liens entre agriculteur-trice-s urbains et ruraux, encourageant ainsi la production locale à petite échelle. Peu d’endroits nous permettent de discuter, de poser des questions et d’échanger des recettes directement avec la personne qui a cultivé les légumes que nous mangeons.

Fin de la promenade !

Greenpeas - Potager communautaire et éducatif

Localisation: 454 Laurier Est (face au Métro Laurier) 

Le potager communautaire et éducatif GreenPeas est situé né de la volonté du bureau montréalais de Greenpeace de créer des liens avec les habitants du quartier tout en partageant des connaissances en agriculture urbaine.

 Le projet se revendique d'initiatives telles que les Incroyables Comestibles.

Le jardin est ouvert à toutes et à tous puisque, plus que des petits pois, ses initiateurs souhaitent l'autonomie et de la solidarité!

Pour plus d'information: flore.million@greenpeace.org et www.facebook.com/groups/potagergreenpeas