École d’été 2017 sur l’agriculture urbaine de Montréal s'en vient pour une 9e année de formation, de réseautage et d'intervention

Plus de 1600 participantes et participants qui font maintenant la ville nourricière de demain ont participé à cette école

Pour une 9e édition, du 14 au 18 août 2017, se tiendra à l'Université du Québec à Montréal, l’École d’été sur l’agriculture urbaine du Laboratoire d'agriculture urbaine (AU/LAB) organisée avec la collaboration de l’Institut des sciences de l’environnement et le Faculté des sciences de l’UQÀM. Un rendez-vous devenu incontournable aussi bien au Québec qu’à l’international qui attire chaque année plus de 200 participant(e)s dans un heureux mélange de complicité, d’échanges, de connaissances et d’appel à l’action. Une expérience qui a su inspirer Strasbourg, Paris, Lyon et Bruxelles qui ont aussi eu leur École d'été sur l'agriculture urbaine.

Rassemblant des citoyen(ne)s, des chercheur(e)s, des étudiant(e)s, des entrepreneur(e)s, des acteur(trice)s de l’agriculture urbaine et des professionnel(le)s de divers horizons, cette école d’été a pour vocation de susciter des débats, des rencontres et un partage d’expériences. «Cette année, nous explorerons le rôle de l'agriculture urbaine comme outil de réappropriation de la ville et plus particulièrement sur les questions d’espace et d’alimentation», précise Eric Duchemin, directeur scientifique et formation à AU/LAB et professeur associé à l'Institut des Institut des sciences de l’environnement.

Force est de constater qu’au cours des dernières décennies, les processus d’urbanisation ont éloigné l’urbain de son territoire et de son alimentation, les deux étant intimement liés. L’urbain a donc, dans bien des cas, aucun accès à la terre se limitant ainsi à l’offre commerciale présente à proximité de sa résidence pour s’alimenter. Comment redonner cet accès à la « terre »? Comment redonner le pouvoir aux urbains de se nourrir par eux-mêmes?

L’agriculture urbaine apparaît depuis quelques années comme un outil pertinent de réappropriation individuelle et collective du territoire et de l’alimentation allant même jusqu’à la création d’entreprise dans le domaine. Mais comment les jardinier(e)s urbain(e)s s’y prennent-ils? Est-ce que cette « appropriation » de l’espace à des fins agricoles rentre en conflit avec d’autres usages? Comment des groupes utilisent-ils l'agriculture urbaine pour des actions tactiques de rénovation urbaine ? Quelle place pour l’agriculture en ville considérant les autres fonctions de la ville, dont l’habitation et la culture? Comment créer une mixité de ces usages?

Jean-Philippe Vermette, Directeur intervention et politiques publique à AU/LAB et chargé de cours à l'Institut des sciences de l'environnement, souligne que «cette année avec les volets Jardiner chez soi, Jardiner collectivement, Cultiver la ville – Fermiers(ères) urbains (es), la formation s’organise autour d’un apprentissage théorique et pratique qui s’appuie sur l’intervention de spécialistes autour de tables rondes, de retour d’expérience, d’ateliers pratiques et de visites sur le terrain».

Une place importante sera aussi accordée aux échanges et discussions, ainsi qu’aux interactions entre les intervenant(e)s et les participant(e)s. Nous espérons que vous trouverez durant cette 9e École d'été des connaissances et de l’inspiration pour poursuivre ou initier des projets en agriculture urbaine, chez vous, à votre travail, dans les écoles, dans votre quartier ou qui sait, démarrer votre propre entreprise agricole urbaine!

Pour en savoir plus, connaître la programmation ou s'inscrire : http://ecoleagricultureurbaine.org/