La vie de la ruche

L’abeille mellifère vit en colonie organisée Sa population varie entre 20 000 et 80 000 individus au fil d’une même saison. Les abeilles se divisent en trois catégories sociales (ou castes) : une majorité d’ouvrières, entre 1000 et 4000 faux-bourdons et une reine. Les abeilles ont des responsabilités spécifiques en fonction de leur caste et de leur âge et dépendent les unes des autres pour assurer la survie de la ruche. 

Les habitants de la ruche 

La reine  Le destin de la reine est déterminé par un nourrissage spécial à base d’une substance appelée gelée royale qu’elle reçoit des abeilles ouvrières à partir du troisième jour de son développement larvaire. 
Photo Lena Guezennec
La reine, en pondant des centaines, voire des milliers d’œufs par jour est indispensable au renouvellement de la colonie. Elle joue également un rôle très important comme régulatrice de la colonie par l’action de ses phéromones, des substances chimiques produites majoritairement par ses glandes mandibulaires. Ces phéromones ont une véritable emprise sur l’essaim puisqu’elles régulent les activités des ouvrières, influencent leur physiologie et assurent la cohésion. Une distribution insuffisante des phéromones royales dans l’ensemble de la colonie est d’ailleurs un des facteurs déclenchant l’essaimage. 

On identifie la reine dans la ruche surtout grâce à son abdomen fortement développé. 

Les faux-bourdons  Les faux-bourdons sont les mâles de la colonie. Ils naissent d’œufs non fécondés provenant de la reine ou d’ouvrières Ils ont comme principale fonction de féconder la reine et donc, d’assurer la reproduction de la colonie. Certaines hypothèses lui accordent également un rôle joué dans l’équilibre des phéromones au sein d’une ruche. 

Lorsque la colonie n’a plus besoin des faux-bourdons ou que les stocks de nourriture diminuent, ils sont chassés par les ouvrières hors de la ruche. On ne les retrouve donc généralement plus dans les ruches l’hiver.  

photo AlexandreLes ouvrières  Durant les premiers jours de leur vie, les abeilles ouvrières nettoient les alvéoles et nourrissent les larves. Par la suite, elles sont capables de soigner et nourrir les abeilles adultes, de produire de la cire, d’amasser le pollen, de transformer le nectar en miel. Puis, les abeilles passent à des occupations réalisées à l’extérieur de la ruche telles que la ventilation, le gardiennage de la ruche et le butinage. Les butineuses font environ dix voyages de récoltes par jour. Durant chaque voyage, d’une durée approximative d’une heure, elles peuvent parcourir plusieurs kilomètres afin de récolter nectar, pollen, eau et propolis, essentiels à la vie de la ruche. 

Leur espérance de vie est de 30 à 45 jours durant le printemps et l’été, mais elle peut grimper jusqu’à 6 mois pour les ouvrières nées en fin de saison et qui passeront l’hiver dans la ruche. Ceci permet à la colonie de traverser l’hiver et de redémarrer un nouveau cycle au printemps.  

Jeunes abeilles et reine. De nos amis.es du Toronto BeeKeeping Coop
La production de miel 

Le nectar est le liquide sucré produit par les fleurs pour attirer les abeilles et autres insectes, oiseaux et mammifères. Lorsqu’une butin
euse revient à la ruche avec son jabot rempli de nectar, une ouvrière aspire avec sa langue le nectar régurgité par la butineuse. Ensuite, l’abeille receveuse ingurgite et régurgite le nectar qui a été mélangé avec les enzymes de la butineuse. Ce processus de régurgitation est répété plusieurs fois pour déshydrater le nectar et ainsi le transformer en miel. Une fois le taux d’eau inférieur à 18%, les abeilles entreposent le miel en scellant l’alvéole avec de la cire.